Les options sylvicoles pour limiter le dépérissement forestier

Les dépérissements forestiers résultent d’une perte de vigueur progressive des arbres sous l’action souvent complexe de plusieurs facteurs environnementaux. Parmi ces facteurs, on retrouve les sécheresses et les vagues de chaleur de ces dernières années.

L’accélération préoccupante des dépérissements forestiers touche plusieurs essences d’intérêt économique, dont les chênes et les pins sylvestres, en région Centre-Val de Loire. Compte-tenu de l’ampleur des changements climatiques annoncés, les enjeux de gestion associés aux dépérissements sont extrêmement importants.

Afin de gérer ces crises dans le futur, une première étape consiste à quantifier leur intensité selon les modes de gestion sylvicoles.

Massif de Lorris, Forêt d’Orléans

L’action 2 du projet Reconfort a pour objectif d’établir la relation entre l’état sanitaire des arbres et leur croissance. Cette action vise aussi à comprendre la dynamique du dépérissement du chêne et des pins selon le mode de gestion sylvicole : composition et densité.

L’objectif est de savoir :

  • si le mélange de chêne et de pin permet de diminuer l’impact des sécheresses et des vagues de chaleurs sur leur état sanitaire.
  • si la réduction de la densité des peuplements permet de diminuer le niveau de dépérissement des arbres.
Observation du houppier des arbres avec des jumelles pour évaluer le déficit foliaire des arbres.

Objectifs & méthodologie

Cette action développe des approches permettant de mieux évaluer les dépérissements et la production des peuplements forestiers en forêt domaniale d’Orléans. Ces expérimentations reposent sur un dispositif de suivi à long terme du fonctionnement des écosystèmes forestiers de plaine depuis 2015 baptisé OPTMix.

L’évaluation des dépérissements sur le chêne sessile et le pin sylvestre s’est appuyée sur des observation annuelles de terrain sur environ 1000 individus (500 chênes et 500 pins). L’état sanitaire des arbres a été observé sur les houppiers des arbres à l’aide de paires de jumelle.

La méthode utilisée s’appuie sur le protocole DEPERIS et une note de déficit foliaire (0% arbre sain de référence, 100% arbre mort).

Des modèles statistiques ont permis de quantifier finement les dépérissements du chêne et du pin en forêt domaniale d’Orléans.

Cette action a également établi la relation entre la croissance des arbres et leur niveau de déficit foliaire, mais aussi la composition et la densité des peuplements. L’objectif final est de proposer des itinéraires sylvicoles en adéquation avec les futures conditions environnementales.

Référents & Collaborateur

  • Référent

    Javoy Théo

    Javoy Théo

    INRAE

  • Référent

    Perot Thomas

    INRAE